BEAUX-ARTS DES AMÉRIQUES

Barry Gealt

crédit photo credit : Guy L’Heureux

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Biographie

Barry Gealt

Né à Philadelphie, en 1941.

Dans sa série Étretat, Barry Gealt a déjà abordé le sujet de l’océan. Durant son récent séjour à l’Île de Prince Edouard, l’océan l’a une fois de plus interpelé comme sujet, mais avec une différence cruciale. Au lieu de contempler l’océan de haut, ici, sur de plus grands canevas, il regarde l’océan à sa hauteur. Ces vastes toiles donnent accès à un espace facilitant de larges mouvements de balayage horizontaux afin d’animer et d’organiser un espace turbulent.

Quand Courbet peint des paysages, il donne vie à un panorama peu familier, grâce à son don pour décrire mille détails qui composent ces lieux. Gealt n’offre pas un ensemble d’objets sur le canevas, pas plus qu’une description détaillée. Cependant, Gealt évoque une expérience de l’océan qui est à la fois familière et intime et c’est la mémoire qui procure les détails : la lumière blafarde de l’aube se frayant un chemin à travers les nuages qui frôlent l’horizon, une bousculade de cumulo-nimbus formant un rideau entre ciel et mer, un jade profond, lumineux à la naissance d’une vague.

Dans cet ensemble de toiles, Gealt se découvre une affinité avec Winslow Homer: sa spécificité émotionnelle et sa vision toute américaine. Les hauts horizons de Homer mettent le spectateur à la merci des vagues. Tout au long de l’histoire, l’homme a tenté de se séparer de la nature, cependant qui vit près de la mer sait que c’est une folle illusion. Des anecdotes de fin de vie d’Homer le représentent sur un promontoire de son domaine dans le Maine, regardant et regardant encore l’océan au loin. Une vie à regarder facilite la complexité du coup de pinceau de Gealt. De longs et clairs coups de pinceau à l’avant des toiles, établissent un ordre servant à les regarder et à les lire. Une vie à regarder, donne accès à la récompense du peintre : l’instant soudain où il voit.

– Tom Rhea, Université d’Indiana, Bloomington

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Biography

Barry Gealt

Born in Philadelphia. (1941)

Barry Gealt has treated the ocean before, in his Étretat series. During his recent stay on Prince Edward Island, the ocean once again claimed him as a subject, but with a crucial difference. Instead of looking down on the water, here he looks across the water in larger canvases, allowing the space for great sweeping horizontal movements to animate and organize a turbulent space.

When Courbet paints a landscape, he makes an unfamiliar scene vivid with his gift for describing a thousand component details. Gealt does not offer a set of objects on the canvas, nor detailed description. The only object is the painting, and its reality overtakes every detail. But Gealt evokes an experience of the ocean that is very familiar and intimate, and memory provides details: the low light of dawn poking through lowering clouds, a rush of storm clouds drawn across the horizon like a curtain, a deepening, luminous jade at the root of a wave.

In this group of paintings, Gealt finds a kinship with Winslow Homer: his emotional specificity and his very American vision. Homer’s high horizons put the viewer in the grip of the waves. Throughout history, mankind has tried to separate itself from nature, but anyone who lives on the water knows this as a fatuous illusion. Anecdotes from the end of Homer’s life portray him on a promontory before his estate in Maine, looking and looking out over the ocean. A lifetime of looking facilitates the complexities of Gealt’s brush. Long, clear frontal strokes establish an order for viewing and reading the paintings. A lifetime of looking enables the painter’s reward: the sudden instant of seeing.

– Tom Rhea, Indiana University, Bloomington

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